L’actualité des collectivités locales de la semaine du 4 Mars

📅 LES 100 JOURS D’UN PROJET DE TERRITOIRE 📅

Le cabinet de conseil en stratégie territoriale Partie Prenante et l’agence de design de politique publique Vraiment Vraiment se sont associés pour imaginer les 100 jours d’un projet de territoire.

Ce travail de fond permet de comprendre le caractère parfois inopérant des projets de territoire et propose des innovations concrètes pour éviter ces écueils.

  • Pourquoi penser les 100 jours d’un projet de territoire ?
    Vraiment Vraiment et Partie Prenante font un constat simple, la durée de vie des documents stratégiques excède rarement 1 an et  ces documents peinent à se décliner en actions opérationnelles. Cela s’explique à la fois par l’absence de portée réglementaire de ces documents et de leur forte dépendance vis-à-vis du poids des acteurs politiques et techniques qui les portent.
  • Comment outiller les 100 premiers jours d’un projet de territoire ?
    La planification stratégique permet lors de son élaboration d’anticiper les mutations à l’oeuvre, de mobiliser les forces vives des territoires et de prioriser les actions et investissements.
    Le constat de Partie prenante et sans appel, plutôt que de penser les projets de territoire comme orientation des choix politiques de la décennie il s’agit de leur donner vocation à impulser l’action collective  : Un projet de territoire doit permettre d’actionner les premiers rouages afin de créer un phénomène de réaction en chaîne qui permettra de démultiplier son effet d’entraînement.
    Ainsi, Vraiment Vraiment et Partie Prenante invitent les producteurs de ces documents stratégiques à se concentrer sur les conditions de mise en oeuvre et donc s’interroger avant tout sur la pérennisation de la dynamique partenariale, prioriser les projets, organiser la rencontre entre les acteurs stratégiques et opérationnels.

 

🔑 Pour découvrir l’article c’est par ici : http://partieprenante.com/projets-de-territoire-100-jours-se-joue/

 

 

 

🌳 ACCESS’R, UN PROJET POUR DÉVELOPPER DE NOUVEAUX SERVICES AU PUBLIC EN MILIEU RURAL 🌳

PENSER LE SERVICE PUBLIC EN MILIEU RURAL PAR L’INNOVATION

L’association Leader France est parti d’un constat simple : celui du paradoxe entre le manque de développement de services au public dans les territoires ruraux lié au faible nombre d’utilisateurs et la volonté d’une catégorie d’utilisateurs de s’installer en milieu rural mais qui déplorent le manque de services au public. Le projet Access’R s’est donc posé la question de l’accessibilité des services au public en milieu rural et a décidé de miser sur des solutions innovantes !

« Les territoires perdent des services de l’Etat régulièrement et ils essaient de se débrouiller autrement« 

Monica Ronecker, coordinatrice du projet

L’idée est de capitaliser sur les idées des porteurs de projets et d’aider les élus à obtenir des fond européens de financement pour les développer. Les territoires ont compris la nécessité de faire autrement pour offrir un bon niveau de service au public en milieu rural et de nombreuses expériences innovantes sont menées localement comme des projets de bornes médicales pour remplacer le médecin du village, des laveries communautaires ou des véhicules municipaux partagés !

DES FICHES OUTILS POUR FACILITER LA CONSTRUCTION, LE FINANCEMENT ET LA MISE EN OEUVRE DES PROJETS.

Toutes ces initiatives seront répertoriées sur le site internet du projet Access’R afin de diffuser l’innovation et de capitaliser sur ce qui c’est déjà fait ailleurs. Plus que des fiches  »projets », ce sont des fiches  »outils » qu’Acess’R souhaite développer afin de permettre aux porteurs de projets de services ruraux de s’inspirer de ce qui a été fait et comprendre comment monter le projet ? Quel financement solliciter ? Quels partenaires mobiliser ?

🔑 Pour en savoir plus, rendez vous sur le site internet d’Access’R :https://www.reseaurural.fr/centre-de-ressources/actualites/accessr-faciliter-lacces-des-services-la-population-dans-les

 

 

💡 UN PROJET MANAGÉRIAL ENGAGEANT PAR CALUIRE-ET-CUIRE 💡

 

Décloisonner, décentraliser, développer l’intelligence collective et la responsabilité individuelle, voici les 4 axes du projet managérial du Directeur Général des Services de Caluire-et-Cuire Bernard Agarini. Afin de résoudre les dysfonctionnements constatés lors de sa prise de fonction en 2016, ce DGS a décidé de miser sur 4 actions innovantes !

  1. Une formation interne pour permettre à tous les cadres d’assurer les fonctions de chef de projet
    Avec 44 projets et missions stratégiques, la ville de Caluire-et-Cuire a compris l’utilité du mode projet et a souhaité donner à tous ses cadres la capacité de jouer le rôle de chef de projet en fonction de ses compétences, de son domaine d’intervention et de ses appétences.
  2. Un événement pour travailler sur l’engagement individuel des agents envers les valeurs républicaine (Liberté-Egalité-Fraternité) – Les entretiens Caluire-et-Cuire Jean Moulin
    Cet événement relève autant d’un colloque, d’une formation en intra que d’un laboratoire permettant cette année aux agents de s’interroger sur la liberté dans leur champs d’action et de responsabilité.
  3. Des temps de rencontres des encadrants pour informer et partager les bonnes pratiques – Le WORLD CAFÉ et les TRUC (Temps de rencontre utiles pour se connaitre)
    Si le world café est pensé comme un temps de réunion des encadrants qui tous les 2 mois sacralise un moment d’échange entre les managers et les chargés de mission, les TRUC  permettent la rencontre des managers et des agents et donc la mise en valeur de compétences internes et le partage d’une culture commune.
  4. 2 documents cadres pour donner du sens à la démarche – Un projet d’administration et une charte managériale
    Comme l’explique Anne-Laure Chalet, le projet d’administration et la charte managériale sont des documents vecteurs de sens qui seront traduits dans différents outils managériaux (fiches de postes, entretiens individuels).

🔑 Pour découvrir l’article c’est par ici : http://www.lettreducadre.fr/18025/caluire-et-cuire-mise-sur-linnovation-manageriale/

L’actualité des collectivités locales de la semaine du 25 février

✋ UN POINT SUR LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE : Vers une démocratie locale à la carte ? 

Un constat sévère

La mission démocratie locale et participation citoyenne incarnée par Emilie Chalas et Hervé Saulignac vise à comprendre pourquoi, malgré la diversité des outils existants, la démocratie participative à l’échelle locale rencontre un succès aussi mitigé.

D’un côté, les dispositifs de consultation sont peu utilisés et peinent à susciter l’intérêt des citoyens. De l’autre, les citoyens expriment souvent la volonté d’être davantage intégrés dans l’élaboration des décisions politiques.

Faire confiance aux élus afin de leur permettre d’expérimenter sur leur territoire.

Les députés proposent de faire confiance aux élus qui savent comment mobiliser les citoyens. Selon elle, ce sont les mieux placés pour choisir les instruments adaptés à la situation de leur collectivité. Afin de créer un contexte propice à la participation citoyenne, les députés proposent de développer l’expérimentation en matière de participation locale. Mais afin de rendre opérants ces dispositifs, il est nécessaire de développer une culture de la participation et de ses règles du jeu auprès des citoyens et des futurs citoyens !

Les propositions des députés ont été postées sur le site du grand débat afin de susciter échange et participation autour d’une question intrinsèque à la démocratie représentative : la participation !

🔑Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/605520/vers-une-democratie-participative-locale-a-la-carte/

🔑Pour découvrir la communication des députés c’est par ici :

http://questions.assembleenationale.fr/content/download/75572/775508/version/1/file/Communication+MF+D%C3%A9mocratie+Locale.pdf


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DE NOUVEAUX OUTILS POUR EMBAUCHER AUTREMENT 💡

Pour le secteur privé comme pour le secteur public l’emploi est une préoccupation majeure,  des starts-up ont développés des outils innovants pour permettre aux recruteurs d’expérimenter une autre manière d’embaucher.

  • Sortir de la logique  »adequationiste » et rechercher des compétences transversales

La plateforme placedestalents.com propose aux candidats de passer un test de personnalité plutôt que de déposer leur CV. L’idée est de recouper les résultats de ce test à leurs compétences techniques, leurs expériences et formations avec les critères définis par le recruteur. Ainsi des profils sur lesquels le recruteur ne se serait peut-être pas attardé sur un CV sont valorisés.

L’utilisation d’un test psychologique permet de dépasser la logique adequationiste (telle formation pour tel poste) en valorisant les candidats qui n’ont pas forcément les compétences techniques mais disposent de savoirs-être et de compétences transversales adaptées au poste!

  • Développer la marque employeur des collectivités

La Start-up profil public réinvente le parcours candidat dans le secteur public en développant une plateforme qui permet la rencontre de l’offre et de la demande autrement que sur les sites institutionnels. Les collectivités sont des employeurs qui doivent séduire les candidats, pour cela Profil Public les accompagne pour présenter leurs offres d’emplois différemment  !

🔑Pour découvrir profil public c’est par ici : https://profilpublic.fr/

🔑Pour découvrir placedestalents.com c’est par ici : https://www.placedestalents.com/

🔑Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/606074/avec-cet-outil-place-a-une-autre-maniere-dembaucher/?abo=1


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UN MODE DE MANAGEMENT INNOVANT : A chaque collaborateur une couleur qui guide l’encadrant 🎨

L’idée est d’adapter sa communication à son interlocuteur. On la doit à William Moulton Marston qui a entrepris de classer les comportements en quatre grands types de profils : Le bleu consciencieux, le rouge dominant, le jaune influent, le vert stable.

Adapter sa communication au mode de fonctionnement de son interlocuteur c’est limiter les sources de tension ou d’incompréhension.

Ainsi comme l’explique l’article de Maud Parnaudeau, il convient d’être clair et direct avec le « bleu », lui donner des deadlines, laisser au « vert » le temps pour encaisser les critiques, ne jamais s’en prendre à son équipe, lui faire des feedbacks en privé. Il faut aider le « jaune » à prioriser, prendre le temps de lui parler, désamorcer au plus vite les conflits, et apporter au « rouge » des réponses tranchées sans les détails, lui parler de ses résultats, aller à l’essentiel.

Penser ses collaborateur par couleur n’est pas réservé au manager !

Cet outil est ào=1 destination des managers et des équipes afin de faciliter la communication à tous les niveaux. Ce mode de management nécessite que chacun apprenne à se connaitre et à mieux comprendre les autres, mais en aucun cas de catégoriser. En effet, il est tout à fait possible d’être deux couleurs !

ET VOUS, QUELLE EST VOTRE COULEUR ?

🔑 Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/604032/a-chaque-collaborateur-une-couleur-qui-guide-lencadrant/?ab

L’actu des collectivités de la semaine du 16 Janvier

RH : mettre le numérique au service des agents, pas l’inverse 

A l’occasion du 2ème salon des applications RH organisé par le Centre Interministériel de Services informatiques relatifs aux Ressources Humaines, les professionnels RH de l’Etat ont mené une réflexion sur l’état des lieux de la numérisation des RH dans les ministères. Lors des tables rondes, ceux-ci ont alerté sur les limites, les blocages et les risques liés à la transformation numérique des DRH et débattu des perspectives offertes par les nouvelles technologies.
La fonction publique territoriale connait actuellement un développement des outils numériques au service des DRH, managers et agents.  Il apparaît ainsi intéressant de capitaliser sur ce partage d’expérience pour nourrir la réflexion des DRH des collectivités territoriales sur la transformation numérique.

Si d’un côté la mise en place d’un système d’information RH a permis d’alléger les lourdeurs administratives, la transformation digitale amène de nouvelles difficultés. Elle devient problématique si elle n’est pas pensée à partir du besoin de l’agent et si celui-ci n’est pas formé.

Aussi, l’intérêt du numérique en matière de collecte de données doit être préservé par un travail visant à garantir la qualité des données collectées et la possibilité de les mutualiser. Ainsi, la dématérialisation d’un dossier agent permet d’adopter une vision globale des ressources humaines et ainsi se départir par la pratique d’une organisation en silos. D’une certaine manière, les agents changent de métier avec ce changement d’organisation, il est donc nécessaire de former l’agent à l’outil mais surtout à son nouveau métier en matière RH.

Afin de garantir l’adaptation de l’outil au besoin de l’agent, le management agile permet de rester centré sur l’utilisateur et d’adapter l’outil à ses besoins en se focalisant sur les apports de celui-ci. Dans ces conditions, la gestion RH à l’ère du numérique ne peut qu’être optimisée et porteuse pour la suite de la transformation numérique des services publics.

Pour découvrir l’article c’est par ici: https://www.lagazettedescommunes.com/601680/rh-mettre-le-numerique-au-service-des-agents-pas-linverse/

 

Les 87 propositions du SNDGCT pour réformer la fonction publique

Alors que la réforme de la fonction publique doit être déployée dès le 1er semestre 2019, le syndicat des directeurs généraux des collectivités territoriales a présenté sa plateforme de 87 propositions concrètes pour réformer la fonction publique.

Ce syndicat souhaite participer aux chantiers lancés par le gouvernement et peser dans le débat en rappelant la nécessité de revaloriser l’image de la fonction publique.

Parmi ces propositions concrètes qui nécessitent d’être expérimentées avant d’être mises en place, on retrouve :

  • La nécessité de conserver le statut tout en l’assouplissant
  • La nécessité d’abandonner la logique de silos qui caractérise le statut en mettant en place des cadres d’emplois hétérogènes, afin de permettre une plus grande ouverture des parcours professionnels
  • La mise en place d’une bourse unique de publicité commune aux trois fonctions publiques afin de lever les freins à la mobilité
  • L’ouverture aux contractuels et la création de missions de six ans maximum
  • Le renforcement de l’obligation de formation lors de la prise de poste
  • La régionalisation du CNFPT et des centres de gestion
  • La possibilité de conclure des accords collectifs régionaux sur les régimes indemnitaires dans la perspective de permettre une nouvelle coordination des employeurs publics territoriaux
  • La remise à plat du régime indemnitaire pour résoudre la question cruciale de l’attractivité salariale avec la mise en place d’un intéressement collectif
  • Clarifier les compétences et les fonctions de DGS dans le respect de la légitimité des élus locaux

Pour découvrir l’article c’est par ici :  https://www.lagazettedescommunes.com/597297/les-87-propositions-du-sndgct-pour-reformer-la-fonction-publique/

L’actu des collectivités de la semaine du 10 Décembre

Territoires et Talents – Une des solutions  »marque employeur » pour les collectivités locales

L’attractivité territoriale devient un enjeu majeur pour les collectivités territoriales, qui doivent dès aujourd’hui mener une réflexion prospective sur le recrutement des talents de demain.
La question de la marque employeur est centrale pour attirer les talents et valoriser les collectivités auprès de leurs agents. La prise de conscience de l’importance de cette marque employeur pour les collectivités est à l’origine de différentes initiatives. Par exemple, le site Profil Public propose une plateforme d’emploi dédiée au secteur public qui permet aux collectivités de travailler sur leur marque employeur afin de valoriser les annonces qu’elles proposent tout en prospectant en dehors des canaux conventionnels.

La Gazette des communes, acteur majeur de la vie des collectivités territoriales, est également à l’initiative d’une plateforme dédiée à la marque employeur et à l’attractivité des collectivités,Territoire et Talents.

La Gazette a développé cet espace numérique dans une perspective de recrutement et de communication par la valorisation des agents des collectivités. Son positionnement apparaît intéressant et son audience lui permet de rapprocher les acteurs de la fonction RH, les collectivités et les acteurs privés intéressés par le secteur public.

Cet espace permet de ‘’mettre à la une’’ des territoires qui recrutent au travers d’articles sur les agents de la collectivité et d’infographies réalisées par la Gazette.

Une réflexion a également été menée sur l’expérience candidat, tant en termes de recherche d’emplois, que sur la perspective de carrière. Ainsi, une partie de la plateforme est dédiée à des articles sur les agents de la collectivité. Cela permet aux candidats de découvrir des collectivités qui se distinguent en recrutant au-delà du cadre conventionnel (emploi-territorial.fr, emploi-public.fr).

Cette dynamique apparaît d’autant plus importante que l’on voit les postes de la fonction publique s’ouvrir à des agents contractuels venus du privé et habitués à un marché de l’emploi concurrentiel dans lequel la marque employeur et l’attractivités sont légions.

Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/territoires-et-talents/

La vraie place du management dans le quotidien du dirigeant territorial

La Lettre du cadre territorial consacre cette semaine une réflexion sur le management dans le quotidien des dirigeants territoriaux. Partant du constat que ceux-ci apprécient leur fonction mais ne considèrent pas avoir le temps de le faire, la Lettre du cadre territorial s’est questionnée sur le caractère prioritaire de la fonction management pour les dirigeants des collectivités.

Leur enquête confirme le fait que les dirigeants ont un réel plaisir à manager, contrairement aux idées reçues sur le caractère chronophage et déplaisant du management. Si la fonction implique un certain degré de responsabilité, celui-ci serait compensé par le retour direct qu’offre le management en ce qu’il contribue à donner du sens au travail.

63 % des dirigeants territoriaux consacrent moins de la moitié de leur temps de travail au management, ce qui n’en fait pas un cœur de métier, mais tous s’accordent à considérer le management comme utile et nécessaire. En effet, l’enquête révèle que ceux qui y consacrent moins de 50% de leurs temps de travail considèrent que cela est insuffisant.

Alors comment articuler la fonction managériale à la nécessité d’assurer la continuité du service public ?

Il est nécessaire de clarifier la place du management dans la liste des priorités  des dirigeants territoriaux et de définir clairement ce qui est attendu des managers. Est-on avant tout manager ou directeur ? La plus-value d’un administrateur territorial est-elle plus liée à sa compétence métier ou à sa compétence managériale ?

Les résultats d’un sondage sur la santé et le bien-être au travail sont inquiétants : 72% des agents disent subir une pression excessive de leur hiérarchie. Serait-ce le signe d’un management insuffisant ?
Difficile à dire, car si l’on évalue les services et les politiques publiques, les qualités de managers sont plus difficiles à identifier. Cependant il apparaît qu’un bon management est indispensable à la performance d’un service en produisant satisfaction et implication des agents au quotidien.

Pour découvrir l’article c’est par ici : http://www.lettreducadre.fr/17557/la-vraie-place-du-management-dans-le-quotidien-du-dirigeant-territorial/

L’actu des collectivités de la semaine du 26 Novembre

Gestion des compétences : pourquoi ne pas raisonner à l’échelle des territoires ?

En matière de recrutement, d’évolution et de parcours professionnel, il est de plus en plus compliqué pour les collectivités d’agir seules.

Très peu d’entre elles ont développé une cartographie des compétences et des emplois sur leur territoire, pourtant indispensable pour mener une réflexion prospective en matière de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GEPEC). Pourtant, une réflexion stratégique en matière de recrutement et de mobilité permettrait aux employeurs locaux de recruter plus facilement des profils adaptés à leurs besoins. C’est bien la question de l’attractivité qui est en jeu : les agents attendent qu’on leur propose des possibilités de parcours valorisant leurs potentiels et leurs compétences. Mais sans penser la mobilité, impossible de penser le parcours professionnel, c’est pourquoi les associations de territoriaux poussent à un raisonnement au-delà des frontières des collectivités. Mais à quelle niveau penser la coopération ? Bassin d’emploi ? Echelon régional ?

Pourquoi ne pas pousser la coopération jusqu’au développement d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales ?
Il serait ainsi possible de mieux faire correspondre les qualifications des salariés aux compétences recherchées tant par les entreprises que par les collectivités.

Une autre proposition de l’ANDRHGCT est de créer l’équivalent d’un Medef local de la fonction publique territoriale, animé par les centres des gestion associés à une grande conférence annuelle réunissant les employeurs publics, Pôle Emploi et des employeurs privés. La mobilité public-privé serait donc pensée, institutionnalisée et favorisée.

Enfin, pour faire face aux besoins communs de recrutement, l’ANDRHGCT insiste sur la nécessité de dépasser la séparation des trois fonctions publiques afin de créer des  »pools » d’agents inter-collectivités afin de compenser les métiers en tension.

Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/591279/gestion-des-competences-pourquoi-ne-pas-raisonner-a-lechelle-des-territoires/

 

Numérique et territoires : une transition au service des citoyens

La Gazette des communes a mené une étude sur le degré de maturité des collectivités dans l’appropriation des outils numériques et dans le déploiement de politiques publiques dématérialisée, ainsi que sur la nature des services numériques offerts aux citoyens. Il en ressort que si le développement de services aux citoyens semble être dans une bonne dynamique,  l’évolution des interactions entre les administrations se révèle moins satisfaisante.

Quand on parle de la transition numérique il est important de rappeler que c’est un projet qui est en cours et en évolution constante.

La transformation numérique est entrée dans les collectivités par le biais des marchés publics et de la e-administration. Domaines dans lesquels la dématérialisation a simplifié les démarches des utilisateurs internes et externes. Si en termes de démarche, les évolutions offertes par le numérique donnent satisfaction, il s’avère que sur des secteurs plus sensibles comme la sécurité ou la démocratie participative, le numérique créé 35 à 45% d’insatisfaction.

Cela peut s’expliquer par le fait que la transformation numérique a été construite autour de deux attentes en faveur des citoyens, à savoir l’amélioration des services et l’optimisation de l’accès à l’information, mais finalement très peu sur des questions d’innovation ou de changement des pratiques. Il s’agit davantage de fluidifier une relation existante que de la réinventer à travers une nouvelle agora numérique. La question de la sécurité est quant à elle confrontée à la question des données et la peur de leur manipulation, qui peut entraîner une certaine résistance au changement.

Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/592805/numerique-et-territoires-une-transition-au-service-des-citoyens/

L’actu des collectivités de la semaine du 12 Novembre

Les territoriaux voient la transformation numérique d’un bon œil

La transition numérique amène une modification des habitudes et des pratiques de travail qui peut entraîner une certaine forme de résistance des agents.

Le baromètre de La gazette des Communes et de Cegid sur la transition numérique montre que celle-ci reçoit pourtant un accueil plutôt favorable des fonctionnaires de la territoriale.

En effet, si ces derniers reconnaissent que le numériques a alourdi leur charge de travail, notamment durant la phase d’apprentissage, ils estiment qu’il a in fine contribué à rendre leur missions plus intéressantes. Ainsi, l’appropriation du numérique par les agents a pu transformer ce qui était vu comme une contrainte ou une menace en un projet positif pour leur qualité de vie au travail et l’exécution de leurs missions.

De plus l’appropriation des outils numériques par les agents est considérée comme une montée en compétence valorisante pour eux et pour leur collectivité.

En termes de nouvelles pratiques de travail et d’usages en lien avec l’intégration d’outils numériques, c’est la transversalité et l’utilisation des technologies qui ressort particulièrement pour les agents.

Ceux-ci apprécient de mener des projets transversaux et la possibilité de travailler à distance grâce au télé-travail et à la visio-conférence.

Ces nouvelles pratiques permettent ainsi un gain de temps et d’autonomie qui laisse plus de place au relationnel. La compétence numérique semble se développer dans les collectivités locales sous les meilleurs hospices lorsque le changement est accompagné de formations et de moyens adaptés qui permettent une affirmation de la légitimité des collectivités dans les services numériques.

Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/591199/les-territoriaux-voient-la-transformation-numerique-dun-bon-oeil/

Loptimisme, cette compétence que le manager va devoir développer

La réforme de la fonction publique et du système de retraite qui s’annonce aura un impact certain sur le moral des agents de la territoriale.

Les rencontres territoriales des ressources humaines organisée par le CNFPT le 6 Novembre ont laissé entrevoir une certaine altération de ‘’l’optimisme’’ des managers chargé de ‘’motiver les équipes en véhiculant une force morale qui rend capable’’.

Il s’avère que cet aspect du métier apparaît de plus en plus souvent aux managers comme une injonction de leur direction pour mener des projets sur lesquels ils n’ont pas la main.

La baisse de confiance en l’avenir qu’entraîne l’annonce des projets de réforme du gouvernement complique encore la situation des managers qui ne peuvent désormais être certains de changer les choses même à l’échelle de leur collectivité.

Par exemple, face à la suppression des contrats aidés ou l’annonce d’une généralisation du recours aux contractuels il devient compliquer de conserver un optimisme actif dans les équipes.

Des philosophes se sont penchés sur cette situation que l’on pourrait qualifier de « schizophrénique ». Par exemple, l’ouvrage La comédie de la vie au travail d’Isabelle Barth et Yann-Hervé Martin recommande d’apprendre à demander, de s’entourer de paires et de rester confiant en leur posture managériale.

Pour découvrir l’article c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/590377/loptimisme-cette-competence-que-le-manager-va-devoir-developper/

 

L’actu des collectivités de la semaine du 29 Octobre

Un point sur la Transformation Publique au lendemain du second comité interministériel

Le 29 octobre 2018 se tenait le second comité interministériel de la transformation publique au cours duquel Edouard Philippe a détaillé sa stratégie pour la modernisation de l’Etat. Une stratégie qui se décline en feuilles de route pour chaque ministère et en une série de mesures transversales.

La Transformation Publique initiée par le gouvernement il y a huit mois lors du premier comité interministériel s’est largement appuyée sur les propositions du rapport Action Publique 2022 de juin 2018 : 60 à 75% des propositions ont été reprises. Ce second comité a abouti à une structuration de la Transformation Publique autour de quatre grands principes :

Le renforcement de la proximité avec les usagers, initié notamment avec la mise en place en 2019 du site Vox Usagers qui permettra aux citoyens de s’exprimer et de faire part des difficultés rencontrées face au Service Public : une façon de les associer à l’élaboration des politiques publiques.

La simplicité d’accès au service public avec l’objectif de 100% des services dématérialisés avant 2022. Dans ce sens, on retrouve la généralisation de l’inscription en ligne sur les listes électorales et le lancement de l’application Pass Culture. Sont déjà prévus la dématérialisation des ordonnances, le bail numérique ou encore un guichet unique en ligne pour la création d’entreprise.

La clarification et la simplification des missions de l’Etat. L’enjeu est d’éviter les doublons avec les collectivités, et nécessite une réforme de l’administration centrale. A ce sujet, les préfets ont remis leurs rapports sur la réorganisation administrative qui va dans le sens d’un recentrage des missions de l’Etat et d’un renforcement de la déconcentration.

La transformation de l’Etat dans son management, fondée sur l’idée du contrat. La transformation de la fonction publique est certainement le sujet le plus sensible de cette évolution avec un projet de loi annoncé pour le premier semestre 2019. La volonté de permettre une plus grande liberté de gestion des carrières et des compétences amène un certain nombre de réformes largement remises en cause par les syndicats. La volonté de ‘’généraliser’’ le recours aux contractuels, selon les mots de Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des comptes publics, fait craindre une substitution du contrat au statut, ouvrant la possibilité pour les agents de venir pour ‘’cinq, dix ou quinze ans dans la fonction publique’’. La possibilité de rémunération au mérite des personnels et l’encouragement des mobilités et des transitions professionnelles passerait par la mise en place de plans de départs volontaires et la création d’une agence d’accompagnement à la reconversion des agents.

Ces chantiers s’appuieront à la fois sur une Université de la transformation publique pour former les agents publics impliqués dans les réformes, sur un Fond pour la Transformation de l’Action Publique (FTAP) destiné à financer les investissements dans la transformation numérique, et sur les managers qui disposeront d’une grande autonomie.

Pour découvrir l’article, c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/589032/gerald-darmanin-perturbe-le-message-sur-la-transformation-de-laction-publique-reaffirmee-au-citp/

 

La ville intelligente cherche les talents de demain

L’émergence des Smart Cities fait apparaître de nouveaux métiers, désormais essentiels pour conduire la transformation numérique des collectivités.

Trois métiers répondent particulièrement aux bouleversements créés par les nouveaux outils digitaux, en matière de gestion et de valorisation des données, d’apport sur les processus clefs et d’amélioration de la relation usager.

Pour conduire cette transition numérique, les collectivités se dotent de Chief Digital Officer, un chargé de mission en charge d’identifier et d’évaluer les projets des directions métiers qui pourraient être concernés par le numérique. Le Chief Digital Officer, rarement issu de la fonction publique territoriale,  travaille en mode projet et  se doit d’avoir une vision globale du fonctionnement des directions métiers. Il joue ainsi le rôle de manager de la transition numérique  et coordonne les projets en prenant en compte le caractère transversal de ceux-ci, qui nécessite de faire travailler ensemble les services. La difficulté à rendre agiles des organisations complexes bloque souvent la mise en œuvre technique, créant un décrochage avec les usages et les attentes en matière de numérique entre les collectivités et les usagers. Le Chief Digital Officer est en charge de résoudre ces blocages et d’incrémenter le numérique de la manière la plus pertinente et efficace possible.

Le Chief Data Officer est quant à lui chargé de valoriser la donnée publique. Pour cela, il doit identifier les sources de création de valeur à partir de la donnée. Ce métier, créé par la loi de 2016 sur la République Numérique, répond aux enjeux actuels du Big Data, de l’Open Data et de sécurité des données. Tout en simplifiant l’accès aux données, il doit  repérer parmi toutes les informations disponibles  les plus importantes à extraire pour permettre à sa collectivité de prendre des décisions optimales. Pour cela, il s’appuie sur une méthodologie de type statistique, afin de retenir des éléments objectifs.

Le sujet technique de la sécurisation des données a fait apparaître dans les collectivités un métier spécifique   : le délégué à la protection des données. Imposé par l’entrée en vigueur le 25 mai dernier du règlement européen sur la protection des données, ce profil est souvent recruté en interne parmi les anciens correspondants ‘’informatique et liberté’’ . Il est le garant d’une liberté de la donnée respectueuse de l’intérêt général. A travers un plan de gestion des données, le délégué à la protection des données détermine les responsables de données à chaque étape de la gestion, la manière dont sont organisés, conservées et sécurisées les données et les fichiers, ainsi que leurs modalités de partage.

L’apparition de ces métiers témoignent de la ré-internalisation des compétences digitales par les collectivités afin de garder la main sur leur développement numérique. Comme l’exprime Marion Glatron, directrice déléguée à l’innovation et à la smart city à la Métropole de Rennes, « avec la recrudescence des projets, les aspects numériques des différents services montent en puissance ». Une évolution qui nécessite de recruter des profils compétents sur ces enjeux, et au besoin, de créer des partenariats avec le secteur privé.

Pour découvrir l’article, c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/586791/la-ville-intelligente-cherche-les-talents-de-demain/

Politei’actu | L’actu des collectivités de la semaine du 1er octobre

Colloque Innova’ter, deuxième édition : les multiples facettes de l’innovation

Le congrès Innova’ter est depuis deux ans le rendez-vous de l’action publique territoriale. Au cours d’une journée animée par les rédactions de la Gazette des communes et de la Lettre du cadre, les participants ont pu prendre part à différents ateliers dans la perspective de réinventer le service public.

Comme le dit Eddie Coppeland : « il n’y a pas d’autres alternatives à l’innovation publique’’. En effet, les coupes budgétaires et les restrictions d’effectifs ont atteint leurs limites : il n’est plus aujourd’hui question de faire mieux avec moins … il est donc urgent de faire autrement.

En gardant en tête que l’innovation publique peut se diffuser à travers différents biais, allant de la science des comportements à la technologie de pointe, on peut retenir de ce colloque trois éléments porteurs pour l’innovation publique locale.

Le Nudge : Un concept de science du comportement ‘’qui prône que des suggestions indirectes peuvent influencer les motivations et la prise de décision de manière aussi efficace, sinon plus, que l’instruction directe, ou la législation.’’ Un moyen de motiver les agents à un coût peu élevé, afin d’en faire des moteurs de l’innovation publique.

Les écosystèmes : Il s’agit de créer des réseaux impliquant des acteurs extérieurs à l’action publique, comme des start-ups, et de leur proposer des collaborations attractives afin de les faire contribuer à la résolution des problématiques de l’action publique.

Les innovations technologiques : Les applis, les capteurs de données et autres technologies numériques doivent accompagner l’action publique plus que la gouverner. Il est important d’intégrer ces nouveaux outils à la définition et la conduite des politiques publiques, tout en gardant en tête que ce ne sont que des outils, qui pour être exploités, doivent être précédés d’une adaptation de la façon de travailler ….et non être adaptés à des méthodes de travail obsolètes.

Le design de service comme mode de pensée des services permet d’actualiser la vision des missions des agents publics, à l’aune de quoi il devient possible de mettre en perspective les transformations nécessaires de l’action publique.

Pour découvrir l’article, c’est par ici :  http://www.lagazettedescommunes.com/583486/colloque-innova-ter-deuxieme-edition-les-multiples-facettes-de-linnovation/

 

Contractuels, rémunérations, temps de travail… Olivier Dussopt, sans tabou !

Le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes Publics a donné un discours remarqué lors du colloque de l’action publique territoriale Innova’ter.

La réforme de la fonction publique annoncée pour le premier semestre 2019 poursuit la volonté de réformer la fonction sans remettre en question le statut. Les chantiers engagés sont dans la continuité de leurs prédécesseurs mais ambitionnent d’en dépasser les écueils.

Au cours de son discours Olivier Dussopt a abordé de nombreux points. D’abord celui de l’égalité homme-femme, en précisant que le protocole d’accord de 2013 ne sera pas remis en cause, mais sera mis à jour avec un nouveau protocole. Celui-ci prévoit, entre autres, de rendre obligatoire pour tous les employeurs publics l’élaboration et la mise en œuvre « d’un plan d’action pour l’égalité professionnelle’’. En effet, la fonction publique se doit d’être exemplaire si elle veut impulser une dynamique positive en la matière.

Sur le RIFSEEP, aucune remise en cause n’est à prévoir, mais le gouvernement a la volonté de parfaire le dispositif en séparant notamment les textes relatifs  la Fonction Publique Territoriale de ceux qui concernent la Fonction Publique d’Etat.

Sur la réforme des retraites, Olivier Dussopt soutient la mise en place d’une « prime au mérite collectif », qui pose cependant la question de son intégration aux cotisations retraites.

Enfin, la possibilité de l’ouverture des postes de Directeur Général des Services aux contractuels a été évoquée, impliquant un encadrement et une définition des missions de celui-ci.

Pour découvrir l’article, c’est par ici :http://www.lagazettedescommunes.com/583393/contractuels-remunerations-temps-de-travail-olivier-dussopt-sans-tabou/

 

Rifseep : le bloc communal en pointe, l’impact budgétaire réduit

Depuis septembre 2016, le RIFSEEP remplace les primes et indemnités existantes des agents publics. Ce nouveau régime indemnitaire se compose de deux primes : l’IFSE et le CIA.

Deux ans après la mise en place de ce régime, la photographie de son déploiement proposée par la société Adeluce lors des Rencontres Territoriales d’Ile-de-France permet de faire un point : qu’en est-il du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions et de l’engagement professionnel dans les collectivités territoriales ? Est-il déployé et quel est son impact budgétaire ?

Sur un panel de 300 collectivités, deux tiers sont passés au RIFSEEP, parmi lesquelles près de 70% sont des communes de taille modeste. Seulement 8,3% n’ont pas mis la question à l’ordre du jour, freinées par la difficulté à choisir les critères, et par l’incertitude de certains cadres d’emplois.

Il apparait que le régime indemnitaire représente 18,6% du budget des RH, lequel augmente dans le cadre du RIFSEEP d’en moyenne 4 euros bruts par mois par ETP, soit environ + 0,1 % entre 2016 et 2017. Cette faible augmentation peut s’expliquer par la mise en place dans une moindre mesure du Complément Indemnitaire Annuel, accordé par seulement un quart des collectivités étudiées. Face à cette position jugée anticonstitutionnelle, le Conseil Constitutionnel a demandé aux employeurs de fixer le CIA à un niveau aussi minime soit-il. En effet, le RIFSEEP ne peut se réduire à l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE)

L’analyse des données questionne l’atteinte des objectifs fixés au RIFSEEP. La lisibilité du nouveau régime indemnitaire est acquise, mais l’équité résultant du passage au RIFSEEP est « discutable », selon Marion Salamon, responsable du consulting RH chez Adelyce. L’évolution diffère en effet selon la filière et la catégorie, la sortie de la logique du grade n’est donc pas atteinte.

L’objectif de parité n’est pas davantage rempli : l’indemnité est inférieure pour les femmes dans toutes les catégories. Un écart significatif (entre 48 euros en catégorie C et 338 euros en catégorie A), qui pourrait s’expliquer, malgré une majorité de femmes (59 % des effectifs), par des postes moins techniques ou à moindres responsabilités.

Pour découvrir l’article, c’est par ici : http://www.lagazettedescommunes.com/583801/rifseep-le-bloc-communal-en-pointe-limpact-budgetaire-reduit/

 

Politei’actu | L’actu des collectivités de la semaine du 17 septembre

 

La fronde des départements contre les métropoles « à la lyonnaise »

On entend par métropole à la lyonnaise une métropole qui absorbe les compétences du département sur son seul territoire. Plutôt qu’une métropolisation entraînant une suppression des départements, il s’agit ici de fusionner les compétences au sein de l’ère métropolitaine.

Depuis le début de sa campagne, le Président Emmanuel Macron prévoit de ‘’rayer de la carte’’ 1/4 des départements en les fusionnant avec les vingt-deux métropoles instaurées par les différentes réformes territoriales. Le dossier à été remis à l’ordre du jour début août lors d’une rencontre entre le premier ministre Edouard Philippe et les présidents de cinq métropoles (Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes et Nice-Métropole). Au cours de cette rencontre a été évoquée l’opportunité d’adopter la métropole de Lyon comme modèle pour développer la métropolisation. Les présidents des départements concernés, qui n’ont été mis au courant de cette initiative que par le Canard Enchaîné, souhaitent à leur tour être reçu par le Président pour s’opposer à cette généralisation du modèle lyonnais.

Pour eux, une métropolisation  »à la lyonnaise » sur leur territoire apparaît ‘’aberrante’’. En effet, la péréquation mise en œuvre par les départements qui permet aujourd’hui la solidarité territoriale serait amenée à disparaître dans un territoire métropolisé, entraînant ainsi une fracture territoriale et un renforcement les inégalités.

Pour défendre leur vision, les département se sont unis malgré leurs divergences politiques pour défendre leur existence et leurs compétences. Ils prévoient également de recourir à un référendum pour prouver à l’Etat que le développement de la métropolisation à la lyonnaise n’est pas la solution.

Pour découvrir l’article : http://www.lagazettedescommunes.com/582012/la-fronde-des-departements-contre-les-metropoles-a-la-lyonnaise/

 

Un nouveau baromètre pour les directeurs de collectivités

Le groupe AFNOR (Association Française de Normalisation) a élaboré un nouveau baromètre permettant aux directeurs de collectivités d’autoévaluer leurs projets. Ces spécialistes du management par la qualité ont travaillé depuis deux ans avec une dizaine de collectivités pour mettre en place un dispositif permettant d’effectuer une radioscopie de leur organisation.

Cet outil prend la forme d’un questionnaire destiné aux directeurs des collectivités et se veut participatif. L’accent n’est donc pas mis sur les données économiques (budget et financement), mais permet à travers cinq rubriques portant sur la qualité, d’évaluer les pratiques et les politiques de la collectivité.

Les deux-cents questions du questionnaire s’articulent autour de cinq thématiques : vision et gouvernance, gestion interne et responsabilité, dynamique de développement et aménagement territorial, services aux populations et cohésion sociale, et enfin transition écologique.

Ce baromètre classe les collectivités dans le but de leur permettre de se situer par rapport aux autres. Ainsi, une réelle progression est rendue possible pour les directeurs qui disposent désormais d’une base de données pour se questionner et au besoin réorienter leurs politiques. Le coût de cet outil s’élève aujourd’hui de 2000 à 5000 euros selon la taille de la collectivité.

Le management de la qualité et l’analyse de la performance à travers une grille de lecture pertinente sont amenés à jouer un rôle grandissant dans la prise de décision des collectivités.

Pour découvrir l’article : http://www.lagazettedescommunes.com/581879/un-nouveau-barometre-pour-les-directeurs-de-collectivites/

 

En Argentine, les fonctionnaires sont promus pour apprendre à innover

Les écoles de la fonction publique organisent traditionnellement leurs enseignements autour des principes d’élaboration des politiques publiques, du droit et du leadership, laissant l’innovation encore largement à à la marge des considérations.

En Argentine, le gouvernement tente de remédier à cette tendance en plaçant l’innovation au coeur du travail des fonctionnaires, à travers la Design Academy, financée par le laboratoire gouvernemental LABGobAr. L’ambition est de faire des fonctionnaires les moteurs de l’innovation publique par l’incrémentation de celle-ci dans leurs habitudes de travail quotidiennes. L’enjeu est de permettre une conception de la politique publique fondée sur l’homme et sur des données probantes, et d’éviter l’enlisement dans des réflexes bureaucratiques trop souvent caractéristiques de la fonction publique. Tout particulièrement, l’innovation sur les pratiques permettrait de dépasser des habitudes liées  à une organisation en silos.

Mais pour concrétiser le principe,  il est essentiel de motiver les agents à s’engager dans ces ateliers en plus de leur travail. Pour cela, le gouvernement a développé un système incitatif de points qui permet aux agents de prétendre à des promotions ou des augmentations de salaire. La valeur en point d’un cours est déterminée en fonction de sa difficulté et de son intensivité.

La Design Academy de Buenos Aires constitue à la fois un laboratoire de l’innovation publique mais également une école de l’administration publique, en ce qu’elle permet d’expérimenter de nouveaux formats de cours et d’évoluer sur des sujets d’avenir comme la transformation numérique, l’utilisation des données ou l’intelligence artificielle. L’objectif est avant tout de créer une culture d’apprentissage au sein du gouvernement, permettant à tous d’innover et d’inventer la fonction publique de demain.

Pour découvrir l’article : https://apolitical.co/solution_article/in-argentina-public-servants-get-promoted-for-learning-how-to-innovate/

Politei’actu | L’actu des collectivités de la semaine du 10 septembre

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Le numérique et son impact sur les métiers territoriaux 

Alors que le CNFPT vient de publier la première partie rétrospective de son étude sur l’impact de la transition numérique sur les métiers, c’est un bilan nuancé qui se dresse dans la fonction publique territoriale. 

Conduite par l’observatoire de l’emploi, des métiers et des compétences du CNFPT auprès des agents de neuf collectivités, cette étude se penche sur les procédures, les services digitaux et les outils numériques déployés dans la fonction publique territoriale ces dernières années et leurs impacts sur les usages et les pratiques des agents. 

Parmi les initiatives observées, le développement de services à l’usager, la gestion du courrier et des procédures administratives, juridiques et financières, la gestion des ressources humaines et le développement de projets d’administration sont les projets les plus récurrents impliquant le numérique. 

Dans certaines collectivités, ces projets s’inscrivent dans une stratégie globale et multi-partenariale. Mais pour beaucoup, le numérique reste essentiellement mobilisé dans l’amélioration des services existants. Enfin, quelques collectivités se servent des outils numériques comme un vecteur de modernisation des pratiques collaboratives et d’amélioration de la performance quotidienne des services. 

La transversalité de la transformation numérique questionne également le dépassement des logiques de silos et le positionnement des différents acteurs dans le déploiement de ces projets. Si la DSI est fortement mobilisée sur l’accompagnement opérationnel des fonctions métiers et le traitement des données, le pilotage de ces projets voit émerger un positionnement stratégique des services de communication, des fonctions d’archivage et de gestion SIG. 

Si l’impact du numérique sur les métiers semblent pour le moment limité, les fonctions dites « transactionnelles » tel que l’accueil, le secrétariat, l’instruction administrative des dossiers ou la gestion de flux (courrier, facturation…) sont les plus exposées à l’automatisation. Des évolutions qui conduisent certains agents à un sentiment d’isolement et une perte de sens. Ainsi, la redéfinition des postes, les besoins de formation et l’émergence de nouvelles compétences (community manager, chief data officer, développeurs d’application, designer de services…) placent la Direction des ressources humaines au cœur de l’accompagnement de la transformation numérique. 

Pour découvrir l’article : www.lagazettedescommunes.com/574960/le-numerique-et-son-impact-sur-les-metiers-territoriaux/  

C’est une rentrée des classes 2018 « assez extraordinaire » qui se profile pour les régions

La parution le 28 août du ‘’Manifeste pour le lycée d’aujourd’hui et de demain’’ par l’association des Régions de France, est l’occasion de s’intéresser aux compétences des régions en la matière. En effet, si depuis le premier acte de décentralisation les lycées sont une des compétences principales des Régions, celles-ci doivent aujourd’hui faire face à de nouveaux défis à l’air du numérique et du renforcement de la décentralisation.

La rentrée 2018 apparait pour le président délégué de Régions de France comme ‘’assez extraordinaire’’ au regard des réformes annoncées.

D’abord les nouveaux programmes du Lycée 2021, amènent des coûts importants en achat de manuels scolaires et incitent les régions à se tourner vers le numérique. Un transfert intelligent d’une partie du papier sur le numérique et l’adoption du Boyd (Bring your own device-apporter votre propre matériel), permettrait aux régions de supporter le coût de cette réforme des programmes. Pour autant celles-ci attendent d’être pleinement impliquées dans la rédaction des manuels et refusent de s’en tenir à un rôle de relais de l’Etat.

Aussi, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel prévoit que les régions soient compétentes en matière d’information et d’orientation des élèves. Cette loi adoptée le 1er août ne satisfait pas le président des Régions de France sur la question de l’information, mais le traitement des problématiques relative à l’orientation (l’Onisep par exemple) lui font espérer un détachement de la dynamique descendante qui caractérise selon lui l’action publique depuis Napoléon. Ainsi, il est prévu que les Centres de Documentation et d’Information (CDI) deviennent à terme des Centres de documentation, d’information et d’orientation (CDIO).

Enfin, le patrimoine bâti des lycées reste au cœur des préoccupations des Régions et de ce manifeste. Pour le lycée d’aujourd’hui et de demain des réflexions sont menées sur l’évolution du parc existant et la conception des futurs établissements. On parle en effet de lycée lego capable d’intégrer au maximum ‘’l’éventualité des mutations’’.

Pour découvrir l’article : https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250281537396 

L’Agence de cohésion des territoires, un mastodonte « prestataire de services »

L’agence de cohésion des territoires, dont la création a été annoncée lors de la conférence nationale des territoires en Juillet 2017 et qui devrait être opérationnelle dès le 1er Janvier 2019, sera porteuse ‘’d’une vision profondément renouvelée de l’action de l’état dans ses relations avec les territoires’’. C’est ce que propose le rapport ‘’France territoire, un engagement au service des dynamiques territoriales’’, rédigé par Serge Morvan commissaire général à l’égalité des territoires.

En effet, à travers cette agence l’idée est de construire un rapport ‘’prestataire-client’’ entre l’Etat et les collectivités territoriales. Pour cela, les préfets joueront le rôle de délégués de l’Agence, laquelle concentrera les différents programmes nationaux au service de la cohésion des territoires et les agences associés. L’objectif est à la fois de permettre une mutualisation des moyens, des outils et fonctions ainsi que de garantir à l’agence une bonne visibilité de son action. Dans le même sens, l’ensemble des contrats passés entre l’Etat et la collectivité devrait à terme devenir un seul contrat de cohésion territoriale sur les territoires accompagnés par les agences.

Les missions de l’agence sont donc aujourd’hui assez définies. Reste la question de la place des élus locaux et des opérateurs qui la composerait. Un certain flou entoure donc la question de la gouvernance politique et de la gouvernance technique.

Pour découvrir l’article : www.lagazettedescommunes.com/578159/lagence-de-cohesion-des-territoires-un-mastodonte-prestataire-de-services/