L’actu des collectivités de la semaine du 29 Octobre

Un point sur la Transformation Publique au lendemain du second comité interministériel

Le 29 octobre 2018 se tenait le second comité interministériel de la transformation publique au cours duquel Edouard Philippe a détaillé sa stratégie pour la modernisation de l’Etat. Une stratégie qui se décline en feuilles de route pour chaque ministère et en une série de mesures transversales.

La Transformation Publique initiée par le gouvernement il y a huit mois lors du premier comité interministériel s’est largement appuyée sur les propositions du rapport Action Publique 2022 de juin 2018 : 60 à 75% des propositions ont été reprises. Ce second comité a abouti à une structuration de la Transformation Publique autour de quatre grands principes :

Le renforcement de la proximité avec les usagers, initié notamment avec la mise en place en 2019 du site Vox Usagers qui permettra aux citoyens de s’exprimer et de faire part des difficultés rencontrées face au Service Public : une façon de les associer à l’élaboration des politiques publiques.

La simplicité d’accès au service public avec l’objectif de 100% des services dématérialisés avant 2022. Dans ce sens, on retrouve la généralisation de l’inscription en ligne sur les listes électorales et le lancement de l’application Pass Culture. Sont déjà prévus la dématérialisation des ordonnances, le bail numérique ou encore un guichet unique en ligne pour la création d’entreprise.

La clarification et la simplification des missions de l’Etat. L’enjeu est d’éviter les doublons avec les collectivités, et nécessite une réforme de l’administration centrale. A ce sujet, les préfets ont remis leurs rapports sur la réorganisation administrative qui va dans le sens d’un recentrage des missions de l’Etat et d’un renforcement de la déconcentration.

La transformation de l’Etat dans son management, fondée sur l’idée du contrat. La transformation de la fonction publique est certainement le sujet le plus sensible de cette évolution avec un projet de loi annoncé pour le premier semestre 2019. La volonté de permettre une plus grande liberté de gestion des carrières et des compétences amène un certain nombre de réformes largement remises en cause par les syndicats. La volonté de ‘’généraliser’’ le recours aux contractuels, selon les mots de Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des comptes publics, fait craindre une substitution du contrat au statut, ouvrant la possibilité pour les agents de venir pour ‘’cinq, dix ou quinze ans dans la fonction publique’’. La possibilité de rémunération au mérite des personnels et l’encouragement des mobilités et des transitions professionnelles passerait par la mise en place de plans de départs volontaires et la création d’une agence d’accompagnement à la reconversion des agents.

Ces chantiers s’appuieront à la fois sur une Université de la transformation publique pour former les agents publics impliqués dans les réformes, sur un Fond pour la Transformation de l’Action Publique (FTAP) destiné à financer les investissements dans la transformation numérique, et sur les managers qui disposeront d’une grande autonomie.

Pour découvrir l’article, c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/589032/gerald-darmanin-perturbe-le-message-sur-la-transformation-de-laction-publique-reaffirmee-au-citp/

 

La ville intelligente cherche les talents de demain

L’émergence des Smart Cities fait apparaître de nouveaux métiers, désormais essentiels pour conduire la transformation numérique des collectivités.

Trois métiers répondent particulièrement aux bouleversements créés par les nouveaux outils digitaux, en matière de gestion et de valorisation des données, d’apport sur les processus clefs et d’amélioration de la relation usager.

Pour conduire cette transition numérique, les collectivités se dotent de Chief Digital Officer, un chargé de mission en charge d’identifier et d’évaluer les projets des directions métiers qui pourraient être concernés par le numérique. Le Chief Digital Officer, rarement issu de la fonction publique territoriale,  travaille en mode projet et  se doit d’avoir une vision globale du fonctionnement des directions métiers. Il joue ainsi le rôle de manager de la transition numérique  et coordonne les projets en prenant en compte le caractère transversal de ceux-ci, qui nécessite de faire travailler ensemble les services. La difficulté à rendre agiles des organisations complexes bloque souvent la mise en œuvre technique, créant un décrochage avec les usages et les attentes en matière de numérique entre les collectivités et les usagers. Le Chief Digital Officer est en charge de résoudre ces blocages et d’incrémenter le numérique de la manière la plus pertinente et efficace possible.

Le Chief Data Officer est quant à lui chargé de valoriser la donnée publique. Pour cela, il doit identifier les sources de création de valeur à partir de la donnée. Ce métier, créé par la loi de 2016 sur la République Numérique, répond aux enjeux actuels du Big Data, de l’Open Data et de sécurité des données. Tout en simplifiant l’accès aux données, il doit  repérer parmi toutes les informations disponibles  les plus importantes à extraire pour permettre à sa collectivité de prendre des décisions optimales. Pour cela, il s’appuie sur une méthodologie de type statistique, afin de retenir des éléments objectifs.

Le sujet technique de la sécurisation des données a fait apparaître dans les collectivités un métier spécifique   : le délégué à la protection des données. Imposé par l’entrée en vigueur le 25 mai dernier du règlement européen sur la protection des données, ce profil est souvent recruté en interne parmi les anciens correspondants ‘’informatique et liberté’’ . Il est le garant d’une liberté de la donnée respectueuse de l’intérêt général. A travers un plan de gestion des données, le délégué à la protection des données détermine les responsables de données à chaque étape de la gestion, la manière dont sont organisés, conservées et sécurisées les données et les fichiers, ainsi que leurs modalités de partage.

L’apparition de ces métiers témoignent de la ré-internalisation des compétences digitales par les collectivités afin de garder la main sur leur développement numérique. Comme l’exprime Marion Glatron, directrice déléguée à l’innovation et à la smart city à la Métropole de Rennes, « avec la recrudescence des projets, les aspects numériques des différents services montent en puissance ». Une évolution qui nécessite de recruter des profils compétents sur ces enjeux, et au besoin, de créer des partenariats avec le secteur privé.

Pour découvrir l’article, c’est par ici : https://www.lagazettedescommunes.com/586791/la-ville-intelligente-cherche-les-talents-de-demain/

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