Politei’actu | L’actu des collectivités de la semaine du 10 septembre

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Le numérique et son impact sur les métiers territoriaux 

Alors que le CNFPT vient de publier la première partie rétrospective de son étude sur l’impact de la transition numérique sur les métiers, c’est un bilan nuancé qui se dresse dans la fonction publique territoriale. 

Conduite par l’observatoire de l’emploi, des métiers et des compétences du CNFPT auprès des agents de neuf collectivités, cette étude se penche sur les procédures, les services digitaux et les outils numériques déployés dans la fonction publique territoriale ces dernières années et leurs impacts sur les usages et les pratiques des agents. 

Parmi les initiatives observées, le développement de services à l’usager, la gestion du courrier et des procédures administratives, juridiques et financières, la gestion des ressources humaines et le développement de projets d’administration sont les projets les plus récurrents impliquant le numérique. 

Dans certaines collectivités, ces projets s’inscrivent dans une stratégie globale et multi-partenariale. Mais pour beaucoup, le numérique reste essentiellement mobilisé dans l’amélioration des services existants. Enfin, quelques collectivités se servent des outils numériques comme un vecteur de modernisation des pratiques collaboratives et d’amélioration de la performance quotidienne des services. 

La transversalité de la transformation numérique questionne également le dépassement des logiques de silos et le positionnement des différents acteurs dans le déploiement de ces projets. Si la DSI est fortement mobilisée sur l’accompagnement opérationnel des fonctions métiers et le traitement des données, le pilotage de ces projets voit émerger un positionnement stratégique des services de communication, des fonctions d’archivage et de gestion SIG. 

Si l’impact du numérique sur les métiers semblent pour le moment limité, les fonctions dites « transactionnelles » tel que l’accueil, le secrétariat, l’instruction administrative des dossiers ou la gestion de flux (courrier, facturation…) sont les plus exposées à l’automatisation. Des évolutions qui conduisent certains agents à un sentiment d’isolement et une perte de sens. Ainsi, la redéfinition des postes, les besoins de formation et l’émergence de nouvelles compétences (community manager, chief data officer, développeurs d’application, designer de services…) placent la Direction des ressources humaines au cœur de l’accompagnement de la transformation numérique. 

Pour découvrir l’article : www.lagazettedescommunes.com/574960/le-numerique-et-son-impact-sur-les-metiers-territoriaux/  

C’est une rentrée des classes 2018 « assez extraordinaire » qui se profile pour les régions

La parution le 28 août du ‘’Manifeste pour le lycée d’aujourd’hui et de demain’’ par l’association des Régions de France, est l’occasion de s’intéresser aux compétences des régions en la matière. En effet, si depuis le premier acte de décentralisation les lycées sont une des compétences principales des Régions, celles-ci doivent aujourd’hui faire face à de nouveaux défis à l’air du numérique et du renforcement de la décentralisation.

La rentrée 2018 apparait pour le président délégué de Régions de France comme ‘’assez extraordinaire’’ au regard des réformes annoncées.

D’abord les nouveaux programmes du Lycée 2021, amènent des coûts importants en achat de manuels scolaires et incitent les régions à se tourner vers le numérique. Un transfert intelligent d’une partie du papier sur le numérique et l’adoption du Boyd (Bring your own device-apporter votre propre matériel), permettrait aux régions de supporter le coût de cette réforme des programmes. Pour autant celles-ci attendent d’être pleinement impliquées dans la rédaction des manuels et refusent de s’en tenir à un rôle de relais de l’Etat.

Aussi, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel prévoit que les régions soient compétentes en matière d’information et d’orientation des élèves. Cette loi adoptée le 1er août ne satisfait pas le président des Régions de France sur la question de l’information, mais le traitement des problématiques relative à l’orientation (l’Onisep par exemple) lui font espérer un détachement de la dynamique descendante qui caractérise selon lui l’action publique depuis Napoléon. Ainsi, il est prévu que les Centres de Documentation et d’Information (CDI) deviennent à terme des Centres de documentation, d’information et d’orientation (CDIO).

Enfin, le patrimoine bâti des lycées reste au cœur des préoccupations des Régions et de ce manifeste. Pour le lycée d’aujourd’hui et de demain des réflexions sont menées sur l’évolution du parc existant et la conception des futurs établissements. On parle en effet de lycée lego capable d’intégrer au maximum ‘’l’éventualité des mutations’’.

Pour découvrir l’article : https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250281537396 

L’Agence de cohésion des territoires, un mastodonte « prestataire de services »

L’agence de cohésion des territoires, dont la création a été annoncée lors de la conférence nationale des territoires en Juillet 2017 et qui devrait être opérationnelle dès le 1er Janvier 2019, sera porteuse ‘’d’une vision profondément renouvelée de l’action de l’état dans ses relations avec les territoires’’. C’est ce que propose le rapport ‘’France territoire, un engagement au service des dynamiques territoriales’’, rédigé par Serge Morvan commissaire général à l’égalité des territoires.

En effet, à travers cette agence l’idée est de construire un rapport ‘’prestataire-client’’ entre l’Etat et les collectivités territoriales. Pour cela, les préfets joueront le rôle de délégués de l’Agence, laquelle concentrera les différents programmes nationaux au service de la cohésion des territoires et les agences associés. L’objectif est à la fois de permettre une mutualisation des moyens, des outils et fonctions ainsi que de garantir à l’agence une bonne visibilité de son action. Dans le même sens, l’ensemble des contrats passés entre l’Etat et la collectivité devrait à terme devenir un seul contrat de cohésion territoriale sur les territoires accompagnés par les agences.

Les missions de l’agence sont donc aujourd’hui assez définies. Reste la question de la place des élus locaux et des opérateurs qui la composerait. Un certain flou entoure donc la question de la gouvernance politique et de la gouvernance technique.

Pour découvrir l’article : www.lagazettedescommunes.com/578159/lagence-de-cohesion-des-territoires-un-mastodonte-prestataire-de-services/ 

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