Politei’actu | L’actu des collectivités de la semaine du 17 septembre

 

La fronde des départements contre les métropoles « à la lyonnaise »

On entend par métropole à la lyonnaise une métropole qui absorbe les compétences du département sur son seul territoire. Plutôt qu’une métropolisation entraînant une suppression des départements, il s’agit ici de fusionner les compétences au sein de l’ère métropolitaine.

Depuis le début de sa campagne, le Président Emmanuel Macron prévoit de ‘’rayer de la carte’’ 1/4 des départements en les fusionnant avec les vingt-deux métropoles instaurées par les différentes réformes territoriales. Le dossier à été remis à l’ordre du jour début août lors d’une rencontre entre le premier ministre Edouard Philippe et les présidents de cinq métropoles (Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes et Nice-Métropole). Au cours de cette rencontre a été évoquée l’opportunité d’adopter la métropole de Lyon comme modèle pour développer la métropolisation. Les présidents des départements concernés, qui n’ont été mis au courant de cette initiative que par le Canard Enchaîné, souhaitent à leur tour être reçu par le Président pour s’opposer à cette généralisation du modèle lyonnais.

Pour eux, une métropolisation  »à la lyonnaise » sur leur territoire apparaît ‘’aberrante’’. En effet, la péréquation mise en œuvre par les départements qui permet aujourd’hui la solidarité territoriale serait amenée à disparaître dans un territoire métropolisé, entraînant ainsi une fracture territoriale et un renforcement les inégalités.

Pour défendre leur vision, les département se sont unis malgré leurs divergences politiques pour défendre leur existence et leurs compétences. Ils prévoient également de recourir à un référendum pour prouver à l’Etat que le développement de la métropolisation à la lyonnaise n’est pas la solution.

Pour découvrir l’article : http://www.lagazettedescommunes.com/582012/la-fronde-des-departements-contre-les-metropoles-a-la-lyonnaise/

 

Un nouveau baromètre pour les directeurs de collectivités

Le groupe AFNOR (Association Française de Normalisation) a élaboré un nouveau baromètre permettant aux directeurs de collectivités d’autoévaluer leurs projets. Ces spécialistes du management par la qualité ont travaillé depuis deux ans avec une dizaine de collectivités pour mettre en place un dispositif permettant d’effectuer une radioscopie de leur organisation.

Cet outil prend la forme d’un questionnaire destiné aux directeurs des collectivités et se veut participatif. L’accent n’est donc pas mis sur les données économiques (budget et financement), mais permet à travers cinq rubriques portant sur la qualité, d’évaluer les pratiques et les politiques de la collectivité.

Les deux-cents questions du questionnaire s’articulent autour de cinq thématiques : vision et gouvernance, gestion interne et responsabilité, dynamique de développement et aménagement territorial, services aux populations et cohésion sociale, et enfin transition écologique.

Ce baromètre classe les collectivités dans le but de leur permettre de se situer par rapport aux autres. Ainsi, une réelle progression est rendue possible pour les directeurs qui disposent désormais d’une base de données pour se questionner et au besoin réorienter leurs politiques. Le coût de cet outil s’élève aujourd’hui de 2000 à 5000 euros selon la taille de la collectivité.

Le management de la qualité et l’analyse de la performance à travers une grille de lecture pertinente sont amenés à jouer un rôle grandissant dans la prise de décision des collectivités.

Pour découvrir l’article : http://www.lagazettedescommunes.com/581879/un-nouveau-barometre-pour-les-directeurs-de-collectivites/

 

En Argentine, les fonctionnaires sont promus pour apprendre à innover

Les écoles de la fonction publique organisent traditionnellement leurs enseignements autour des principes d’élaboration des politiques publiques, du droit et du leadership, laissant l’innovation encore largement à à la marge des considérations.

En Argentine, le gouvernement tente de remédier à cette tendance en plaçant l’innovation au coeur du travail des fonctionnaires, à travers la Design Academy, financée par le laboratoire gouvernemental LABGobAr. L’ambition est de faire des fonctionnaires les moteurs de l’innovation publique par l’incrémentation de celle-ci dans leurs habitudes de travail quotidiennes. L’enjeu est de permettre une conception de la politique publique fondée sur l’homme et sur des données probantes, et d’éviter l’enlisement dans des réflexes bureaucratiques trop souvent caractéristiques de la fonction publique. Tout particulièrement, l’innovation sur les pratiques permettrait de dépasser des habitudes liées  à une organisation en silos.

Mais pour concrétiser le principe,  il est essentiel de motiver les agents à s’engager dans ces ateliers en plus de leur travail. Pour cela, le gouvernement a développé un système incitatif de points qui permet aux agents de prétendre à des promotions ou des augmentations de salaire. La valeur en point d’un cours est déterminée en fonction de sa difficulté et de son intensivité.

La Design Academy de Buenos Aires constitue à la fois un laboratoire de l’innovation publique mais également une école de l’administration publique, en ce qu’elle permet d’expérimenter de nouveaux formats de cours et d’évoluer sur des sujets d’avenir comme la transformation numérique, l’utilisation des données ou l’intelligence artificielle. L’objectif est avant tout de créer une culture d’apprentissage au sein du gouvernement, permettant à tous d’innover et d’inventer la fonction publique de demain.

Pour découvrir l’article : https://apolitical.co/solution_article/in-argentina-public-servants-get-promoted-for-learning-how-to-innovate/

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